La gouvernance du réseau en quelques minutes

Depuis 2016, nous œuvrons collectivement à déployer la Nouvelle Politique en Santé Mentale pour les Enfants et les Adolescents sur les 38 communes de la province de Namur. La constitution d’un réseau intersectoriel et communautaire est un défi important qui n’est possible que par l’engagement concret et constant de chacun d’entre nous.

Au cœur de cette construction se trouve la convention de collaboration adoptée le 25 octobre 2017. Ce texte fondateur est ce qui nous lie et nous rassemble. Comme vous l’aviez souhaité au départ, ce texte est un levier essentiel pour développer le réseau et répondre collectivement aux différentes préoccupations présentes sur notre territoire. 

Nous sommes conscients que l’émergence de cette gouvernance de réseau est un exercice démocratique et participatif complexe. Celui-ci demande, parfois, de la patience
et de la pédagogie. Ce passage est néanmoins une ligne de crête nécessaire pour pérenniser et consolider le processus en cours. 

« La gouvernance du réseau en quelques minutes – Kit explicatif » est un nouvel outil mis à votre disposition pour vous approprier, via une série de fiches, les fondamentaux de cette convention de collaboration. Dans le futur, celles-ci pourront s’enrichir en fonctions de vos retours et vos différentes demandes.

Le kit complet

Les fiches à la carte

COOPSY

Dans le cadre de la crise sanitaire COVID-19, les opérateurs namurois du soins en santé mentale adaptent leur fonctionnement habituel pour continuer à assurer des soins de qualité et apporter une réponse aux besoins actuels des usagers.

Face à cette évolution constante, nous souhaitons vous apporter une information claire sur les possibilités d’orientation vers ces dispositifs.

Plus d’infos: www.coopsy.be

La suite ?

La pérennisation de la COOPSY dans la période « post confinement » est actuellement en réflexion chez les différents initiateurs du projet.

Documents de travail :

Proposition d’un modèle de gestion de crise pour le secteur santé mentale basé sur la coopération – Juin 2020 (PDF téléchargeable)

Poursuite de la COOPSY – Document de travail pour la réunion du 21 aout (PDF téléchargeable)

Lits de crise en province de Namur

Contexte :

Le programme « soins de crise » développé dans le cadre de la Nouvelle Politique de Santé mentale pour les enfants et adolescents par le Réseau Santé Kirikou prévoit le renforcement de l’offre (semi-) résidentielle de crise. Dans ce cadre, les partenaires ont souligné le manque d’espaces tiers et séparateurs parfois nécessaires pour apaiser l’enfant ou l’adolescent et/ou le mettre en sécurité, en particulier pour les enfants.

Afin de répondre à ces objectifs, plusieurs lits de crise sont mis à disposition du réseau sur le territoire de la Province de Namur.

Pour qui ?

Les mineurs en crise.

Où et pour quelle tranche d’âge?

Structure (pédo)psychiatrique :

  • CPI les Goélands :  1 lit dans la maison des enfants (0-12 ans) et 2 lits dans la maison des adolescents (12-18 ans)
  • CNP Saint Martin : possibilité d’accueil de crise à l’Athanor pour les jeunes âgés de 15-19 ans et à Kalamos pour les jeunes âgés de 18 – 25 ans
  • Le Beau Vallon : possibilité d’accueil de crise à la Clinique du Parc pour les jeunes âgés de 15 – 25 ans

Hôpitaux généraux :

  • CHR de Namur :  3 lits de crise avec liaison pédopsychiatrique (0-15 ans) dans le département pédiatrique de l’hôpital
  • CHU UCL Namur – site Sainte-Elisabeth : 2 lits de crise avec liaison pédopsychiatrique (0-18 ans) dans le département pédiatrique de l’hôpital

 Qu’est-ce qu’une crise ?  

Une situation nécessitant rapidement des soins médicaux et plus spécifiquement pédopsychiatriques aigus en raison :  

  • d’un évènement déclencheur,
  • d’une rupture d’équilibre,
  • d’une intensification des symptômes de mal-être psychique, 
  • d’un épuisement du système,
  • soit tout à la fois.

Attention, l’accueil en lit de crise ne concerne pas les urgences vitales !!!!!   Crise ≠ Urgence vitale : le numéro  à composer en cas  d’urgence vitale est le 112

Comment accéder aux lits de crise ?

  • Envoi par un professionnel
  • Répondre à la définition de la crise
  • Respect des tranches d’âges
  • Existence d’un lieu de vie assurant l’hébergement du jeune après l’accueil en lit de crise
  • Accord du jeune (à partir de l’âge de discernement) et/ou de sa famille

(N.B. : le fait que le patient ne soit pas apte à donner son accord en raison de sa pathologie psychiatrique n’est pas un critère de non-admission. )

  • Capacités suffisantes pour s’intégrer dans un groupe de vie avec le soutien des professionnels

N.B. : dans l’intérêt du jeune et en fonction des situations présentes au sein de l’institution, l’équipe pluridisciplinaire peut se réserver le droit de refuser l’admission dans un lit de crise.

Procédure d’admission :

  • Contact d’admission 
  • Réponse en fonction des disponibilités
  • Pas de liste d’attente réalisée

En pratique :

  • Pour le CPI les Goélands : demande téléphonique et réponse dans les meilleurs délais
  • Pour le CNP Saint Martin : demande téléphonique et réponse dans les meilleurs délais
  • Pour le Beau Vallon : demande téléphonique et réponse dans les meilleurs délais via Canopée 
  • Pour les hôpitaux généraux : soit via le service des urgences , soit via une admission programmée par contact téléphonique

Durée d’hospitalisation :

  • Pour le CPI les goélands : 15 jours
  • Pour CNP Saint-Martin : 2 semaines
  • Pour le Beau-Vallon : de 3 semaines à 3 mois
  • Pour les hôpitaux généraux :  5 jours ouvrables

Berthe et Roussette

Le projet :

Dans une optique intersectorielle, le Conseil d’Arrondissement de l’Aide à la Jeunesse de Namur , l’asbl  Alternatives familiales  et le Réseau Santé Kirikou ont réédité le livre « Berthe et Roussette ».

Celui-ci aborde la thématique de l’adoption et la question du lien social et familial au travers de l’histoire de l’arrivée d’une poule de batterie dans un poulailler de campagne. Il
explique aux enfants placés en famille d’accueil qu’ils ne sont pas responsables du détachement de leurs parents d’origine

Ce livre d’enfant met en image et en scénario le vécu d’un enfant négligé, tout en mettant en relief le non apprentissage d’une fonction parentale inadéquate. C’est dans ce sens que ce livre est remarquable car il ne fait pas l’économie ou l’impasse tant sur le vécu de l’enfant que sur le vécu des adultes.

L’origine du projet :

L’utilité de la réimpression de ce livre pour enfant avait été suggérée et validée par le groupe de travail « Jardin pour tous – petite enfance » namurois.

Les enfants peuvent se projeter et s’identifier au travers des animaux. Cela leur permet d’être reconnus dans ce qu’ils vivent. Certes, le livre n’a pas en soi de vertu thérapeutique, mais au travers de l’histoire, l’enfant va pouvoir se représenter ce qu’il vit. C’est un moyen comme tant d’autres de dire à l’enfant « je sais ce que tu as vécu », de réveiller chez lui des questions sur quelque chose qui s’est endormi, d’évoquer un comportement problématique du parent, sans pour autant parler du diagnostic.

Le livre peut être un support pour tout intervenant, un support au pédopsychiatre, à l’éducateur face à l’enfant en institution, à la famille d’accueil, un outil qui le rassure, qui l’aide à mettre des mots sur le vécu de l’enfant. Chacun à sa façon, en fonction de son rôle, de sa place autour de l’enfant peut se l’approprier.

Il sera distribué dans le courant du mois d’avril, dans les écoles maternelles, les crèches, les services de santé mentale, les AMO… de la division.
Parallèlement à cette diffusion, L’ASBL « De livre en livre » proposera des animations lecture « Histoires contées » autour de « Berthe et Roussette » dans différents services d’hébergement « Aide à la Jeunesse ».
Monsieur Boutsen, pédopsychiatre, prendra en charge une dizaine d’animations supplémentaires dans quelques lieux clés de la division (AMO…).

Ce projet est mené à bien grâce au secteur de l’Aide à la Jeunesse et de la Santé mentale et prouve la richesse et la nécessité du travail en réseau.

L’enfant et son parcours de vie est remis au centre des débats et des préoccupations.

Plus d’information ?

Jessica Lefevre communication@kirikou.be

Centre de Ressources Autisme Namur

Le Centre de Ressources Autisme Namur (CRAN) présente un rapport sur « Les attentes des personnes avec autisme, des familles et des professionnels en Province de Namur. Analyse des besoins ».

Un site internet est actuellement en construction et devrait être disponible dans le courant du 2e trimestre 2019. Vous pourrez notamment y trouver des informations concernant les ressources disponibles en province de Namur sous la forme d’une cartographie. http://www.reseaucran.be/

Plus d’infos: CRAN – Madame Cindy Barette – info@reseaucran.be


HELP-ADOS

Un pass dans l’impasse et le Réseau Santé Kirikou s’associent pour expérimenter le dispositif numérique HELP-ADOS en Province de Namur en 2019.

Présentation du projet :

Le dispositif numérique HELP-ADOS a été initié par le Dr Xavier POMMEREAU, pédopsychiatre responsable du pôle Aquitain de l’adolescent, Centre Jean Abadie, au CHU de Bordeaux, en France.
Le dispositif est destiné à déterminer le niveau de risque et de criticité du comportement d’un adolescent en souffrance. HELP-ADOS prend la forme d’une application mobile pour smartphone qui s’utilise dans le cadre d’entretiens en face-à-face entre un jeune et un professionnel. Cette application permet d’explorer différentes familles de troubles telles que : TCA (trouble du comportement alimentaire), automutilations, consommation de substances, addiction aux pratiques (comportementales), dépression…

 

Développements sur la province de Namur :

  • Premiers contacts avec le service OPENADO de la Province de Liège.
  • Conférence inaugurale avec le Docteur Xavier Pommereau le mardi 23 octobre 2018 et présentation générale du projet  HELP-ADOS.
  • Novembre et décembre 2018 : appel à déclaration d’intérêt aux professionnels namurois intéressés par le projet.
  • Jeudi 24 janvier 2019 : rencontre pour présenter l’accord de confidentialité et les modalités concrètes de démarrage du testing en province de Namur.
  • mardi 17 septembre 2019 : rencontre de relance du projet en province de Namur
  • En cours : testing jusqu’en décembre 2019.

Les partenaires qui souhaitent tester l’application dans leur service peuvent se faire connaitre liaison@kirikou.be.

Partenaire du projets  :

HELP-ADOS est réalisé par Interactive situations.

Partenaires expérimentateurs et diffuseurs  : CHU de Bordeaux – OPENADO Liège – Les Passagers du temps 17 – MDA de Pau-Béarn  – Réseau Santé Kirikou – Un pass dans l’impasse.

Développements informatiques : AXYZ

Financeurs : Province de Liège – Région Nouvelle Aquitaine – ARS Nouvelle Aquitaine.

Renseignements/informations complémentaires pour la Province de Namur:

liaison@kirikou.be

Psy Mobile Namur

Utilisation

Où que l’on soit, cette application permet d’obtenir, sur son smartphone, les coordonnées des équipes mobiles en santé mentale disponibles sur Namur et ce, de manière rapide, simple et intuitive. Psy Mobile Namur est également consultable via le site www.psymobilenamur.be.

Objectif

Permettre de mieux connaître les spécificités des différentes équipes, et donc de mieux orienter les usagers vers ces services. Trouver facilement l’information par le biais de question/réponses. Bénéficier d’un gain de temps grâce à la possibilité d’accès direct aux informations.

Exemples

« Je ne savais même pas qu’il existe 8 équipes mobiles »

TÉLÉCHARGEMENT

Psy Mobile Namur est disponible :

sur l’App Store Apple (directement depuis iPhone/iPad)
sur Google Play (directement depuis votre smartphone Androïd)
sur internet (www.psymobilenamur.be)

Programme Détection et Intervention Précoce

Le programme DIP, c’est quoi ?

La note de la CIM Santé publique a repris des éléments épidémiologiques montrant l’importance d’agir pour améliorer la santé mentale des enfants et adolescents en Belgique.

Sur base de ces constats, il est nécessaire de considérer trois axes de travail importants :

1. Reconnaissance des troubles et leur traitement de manière précoce
Les interventions précoces (diagnostic et traitement) doivent être organisées de manière aussi accessible que possible, de préférence au niveau de la première ligne de soins. Elles peuvent être prodiguées par le médecin traitant de l’enfant ou de l’adolescent. Ce médecin peut s’appuyer sur les intervenants qualifiés dont les services de santé mentale.
Il importe d’outiller ces acteurs de la première ligne sous forme d’échanges de pratiques, de formations croisées et d’ateliers (par exemple autour des troubles de l’apprentissage en lien avec les résultats de la recherche relative au programme TDA/H, les enfants à haut potentiel ou en retrait relationnel) afin qu’ils puissent non seulement détecter un éventuel trouble de la santé mentale mais aussi évaluer l’opportunité, la nature et la pertinence d’une intervention, avant d’orienter vers une structure ou un intervenant spécialisé.
L’intérêt de l’enfant doit être évalué et pris en compte avant toute intervention.
Dans ce programme encore davantage que dans les autres, il importe d’être dans une approche ambulatoire de renforcement des compétences des acteurs plus généralistes de promotion d’une bonne santé mentale ainsi que des familles et des acteurs de première ligne de soins, dans le cadre de la notion d’alliance thérapeutique.

2. Organisation de différentes formes d’intervention précoce et coordinations des acteurs impliqués (médecins, autres professionnels de la santé et parents ou encore les acteurs du secteur associatif, de l’enseignement et de l’éducation)
Parmi les acteurs impliqués, il convient également de mentionner les acteurs de la promotion d’une bonne santé mentale et de la prévention dont notamment ceux qui sont reconnus par l’ONE ou l’AViQ (voir la liste des acteurs à la fin de ce document).
A cet effet, le réseau doit connaître et maîtriser la définition des missions de chacun des acteurs en vue d’articuler les interventions de manière efficiente.

3. Orientation et intégration des jeunes dans la structure la plus adaptée (milieu ordinaire ou spécialisé)
A la suite du diagnostic, l’orientation se fera en vue d’optimiser la réponse aux besoins de soutien et de prise en charge, en prenant soin de favoriser l’inclusion sociale et dans le milieu de vie, au cas par cas.

Processus au sein du Réseau Santé Kirikou

Le Réseau Santé Kirikou et les partenaires sont invités par les autorités à élaborer un programme de Détection et Intervention Précoce. Il s’agit d’un des 6 programmes d’activités prévus dans le guide de la Nouvelle Politique en Santé Mentale. La proposition de programme doit être communiqué au GTI Santé publique pour le 01 décembre 2018. Il vient s’ajouter aux programmes d’activités déjà mis en œuvre

Pour y penser collectivement, le Comité stratégique a proposé de composer deux GT autour de la petite enfance (0-3 ans) et  de l’adolescence (10-18 ans) et de partir de l’expérience des acteurs de terrain et des approches spécifiques liées à l’âge. Il a semblé également important que le programme DIP s’articule à l’offre présente sur le territoire. 

Pour co-construire ce programme, différentes concertations ont été mise sur pieds, notamment une consultation via une enquête on line. Plus d’infos

Informations et renseignements complémentaires : liaison@kirikou.be

Programme soumis aux autorités

Le CSK du 30 novembre 2018 a validé le document ci-dessous.

Expertise TDAH

Site internet de l’expertise TDAH

www.trajet-TDAH.be

Ce site a pour objectif de proposer un trajet de soins idéal pour les enfants, adolescents (et jeunes adultes) présentant des difficultés d’attention, d’impulsivité et/ou d’agitation.
Que vous soyez parents, enseignants, médecins, agents PMS/PSE, thérapeutes, etc…. tous ceux qui sont concernés peuvent trouver sur ce site des informations pratiques reposant sur une base scientifique.
Le trajet de soins TDA/H, ou Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité, suit les recommandations du Conseil Supérieur de la Santé et propose des informations provenant d’autres guides de recommandation internationaux.

En province de Namur : présentation de l’expertise sur demande
Le chargé de projet  « Consultation et Liaison Intersectorielle » est à votre disposition pour une présentation dans votre service.

Info : liaison@kirikou.be

Répertoire namurois des structures impliquées dans le diagnostic et/ou la prise en charge des difficultés scolaires (dont le TDA/H)

Document à télécharger  : Repertoire TDAH – Réseau Santé Kirikou

Document de communication :

Affiche :affichefinale (004)

Flyer :1Folder TDA-version namur

Le projet PAUSE

Pause est un projet collaboratif qui rassemble une douzaine de SAAE, un CAS, ainsi que des partenaires ressources extérieures.

Une relation éducative qui s’épuise, un jeune qui présente des signes indicateurs de crise, une équipe qui s’essouffle, un sentiment d’impuissance qui grandit, la tension qui monte…. PAUSE propose un temps d’arrêt avant que tous les voyants rouges conduisant à la rupture ne s’allument.

Temps de recul pour permettre au jeune et à l’équipe de souffler, temps pour tisser ou retisser le lien en ouvrant la réflexion. « Ensemble, on est plus fort », n’est-ce pas?

PAUSE met à l’épreuve ce vieil adage en créant un projet expérimental et collaboratif qui rassemble, dans sa forme actuelle, une douzaine de services et des ressources extérieures.

Objectif: Sortir des sentiers battus en proposant aux équipes un nouvel espace de réflexion et à l’enfant la possibilité d’expérimenter quelque chose de nouveau. Nous espérons par ce biais pouvoir recréer le lien et la confiance nécessaire entre l’équipe et le jeune concerné, de façon à éviter la relégation institutionnelle ou la psychiatrisation. L’originalité du projet réside dans la mutualisation des compétences. En effet, Pause invite les travailleurs des différents services à devenir ressource au service d’un jeune d’un autre service.

Comment ? En venant participer au travail de réflexion de l’équipe demandeuse ou bien en donnant du temps à un jeune, hors de son cadre institutionnel.

Le dispositif expérimental, axé sur des jeunes âgés de 8 à 16 ans, voit le jour en septembre 2017 après 4 années de réflexion inter-sectorielle entre différents acteurs de l’aide à la jeunesse et de l’AVIQ (santé mentale et handicap). Le projet va être dans un premier temps expérimenté au niveau des différents SAAE du namurois, par le biais d’une recherche-action accompagnée par RTA.